N° 24 Modernisation du droit en Afrique francophone (La)


  • Coordination éditoriale de : Christophe JUHEL
  • ISBN ou ISSN : 9782354123086
  • Prix : 22.00 €
  • Disponibilté : En stock
  • Collection : Revue Franco-Maghrébine de droit
  • Thème : Afrique francophone


  • La mondialisation a depuis longtemps gagné d’autres territoires que l’économie, notamment celui du droit. Ce phénomène se traduit par une vague de modernisation qui affecte tout particulièrement l’Afrique francophone. Il suscite autant de réticence des milieux conservateurs que d’enthousiasme car les bénéficiaires des innovations introduites à la faveur de la diffusion de normes internationales se joignent aux chercheurs pour saluer ce qui constitue un progrès dans leur environnement légal. Aucun domaine n’est épargné. Certes tous les pays ne sont pas concernés par ces bouleversements et les rythmes, l’ampleur et l’effectivité des transformations varient selon les territoires et les matières, mais ce mouvement de fond relève de l’évidence. Les avancées législatives offrant chaque jour davantage de droits et libertés aux populations africaines irradient tous les ordres juridiques nationaux afin de les conformer aux canons définis par l’idéologie des Droits de l’homme, d’origine occidentale, consacrée par de nombreux instruments internationaux ratifiés par les Etats africains. La matière familiale focalise notamment l’attention car elle recèle bien des dispositions peu conciliables avec la promotion des droits de la femme. Le vent de modernisation souffle également sur le droit constitutionnel africain qui a connu de grands bouleversements ces dernières années. Depuis le « Printemps arabe » de nouveaux droits ont été intégrés dans les constitutions africaines, participant à l’établissement officiel de l’Etat de droit sur ce continent à la culture et à la classe politique parfois rétives à ce type de nouveauté. Enfin les pays d’Afrique francophones sont désormais confrontés aux problématiques de l’immigration, du terrorisme, de la protection des consommateurs et de l’environnement, qui mobilisent leurs législateurs comme ceux du reste du monde.